Conclusion

Malgré ses limitations actuelles, l’impression 3D est porteuse de grandes promesses, relayées par les médias et par certains acteurs du domaine. Sa force, par rapport aux techniques de fabrications classiques, est d’offrir la possibilité d’inventer de nouvelles formes d’objets, plus complexes, que l’on peut personnaliser et mieux optimiser. Par exemple, le chanteur Will.I.Am a récemment tourné un clip dans lequel était mise en scène une imprimante 3D en train d’imprimer le visage du chanteur à l’identique.

 Si l’expansion de l’impression 3D se poursuit, elle devrait entraîner dans son sillage de notables mutations industrielles, économiques et commerciales. Les designers et ingénieurs industriels doivent déjà penser en dehors des cadres de fabrication utilisés jusqu’à aujourd’hui. Par ailleurs, parce que l’impression 3D est mieux adaptée à une production locale à l’unité et à la demande, beaucoup semblent penser qu’elle pourrait enrayer un déclin industriel des pays occidentaux. Et si l’impression 3D se démocratise au point que la plupart des particuliers deviennent propriétaires d’une imprimante (à l’image de la télévision), toute la chaîne de production habituelle, avec ses nombreux intermédiaires (fabricants, distributeurs, transporteurs, stockeurs, vendeurs) risque d’être bouleversée et simplifiée à l’extrême. Les particuliers deviendraient créateurs et producteurs directs des objets qui les entourent. L’impression 3D nous ferait alors entrer dans un monde où la production de masse serait remplacée par des objets fabriqués localement et à la demande par l’utilisateur final : un monde où la fabrication de masse des objets aura cédé la place à leur personnalisation de masse.

Cependant, un problème se pose : comme mentionné plus haut dans le dossier, une des méthodes de fabrication d’objet 3D est de télécharger et modifier un fichier 3D déjà existant. Mais faciliter la reproduction des objets soulève en effet des questions juridiques. Qu’a-t-on le droit de fabriquer ? Comment protéger le droit de ceux qui ont créé ou inventé un objet, si l’on peut copier ce dernier si facilement, que ce soit en se procurant son fichier 3D ou en scannant l’objet ? On peut prendre exemple sur les plans de l’arme à feu diffusés sur le web l’an dernier. Dans quelle mesure peut-il y avoir libre circulation des objets et de leurs fichiers 3D ? Toutes ces questions n’ont pas encore de réponses et, sur le plan juridique, il faut s’attendre à de nombreux développements.

 L’avenir de l’impression 3D se joue également et surtout sur le plan technique. Il s’agit de dépasser les limitations actuelles de la fabrication additive, tant en termes de coûts qu’en termes de performances (résolution, rapidité, qualité et taille du produit…). De nombreux travaux de recherche et développement portent sur l’extension de la gamme de matériaux se prêtant à l’impression 3D.

Quoi qu’il en soit, l’imprimante 3D est en plein essor, et nous n’en avons pas fini d’entendre parler d’elle.

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tpe-imprimante-3D camille.vallot@yahoo.fr